mercredi 18 novembre 2009

La louche à pourri.

Très récemment, une facheuse anecdote m'amenait à la conclusion qu'une personne de mon entourage, suite à une entourloupe, s'avérait mériter mon courroux. Voire le bâton. Voire la mort.
Quand je me met à détester, je ne le fais pas à moitié.
Laissant le flot des insultes s'écouler gaillardement au fil des jours dans mon esprit malade, sous mon regard avenant et protecteur, je remarquais alors qu'un bien cocasse et étonnant système se mettait en place. Un système d'insulte. Creatif, ordurier et fort imagé, à l'efficacité inégalée. Ainsi, lorsque sous l'effet d'un faux hasard, "seau de pisse" faisait la queue-leu-leu avec sa copine la "soupière à vomi", ou encore la "saucière à glaviots", et repeignait à neuf cette meprisable engeance, une structure étonnement claire apparaissait.
Laissez moi vous la chanter.
L'on peut ainsi décomposer ce que je tendrais à considerer comme une injure efficace en deux parties bien distincte, qui, une fois liées, s'avèrent d'une efficacité redoutable, "à faire palir un nègre", comme je l'entendais récement dans S.O.S Fantômes.
Ainsi.
(Il est à noter que les propositions à venir ne font en rien lieu de règles)

I. La première partie se composera d'un objet contenant, à fonction alimentaire, hygiénique ou lié au transport.

1) L'objet à fonction alimentaire s'avèrera plus approprié si le contenu se présente sous forme humide plutôt que sèche. (à ce titre, relire "Le sec et l'humide" de Jonathan Littell, ça parle de Leon Degrelle, c'est presque tout pareil)
Ainsi, on préfèrera éviter à salière. Effectivement, si "salière à vomi" prête à sourir, il est indéniable que "évier à pertes" est de loin bien plus efficace, et vexera d'autant plus. Ou mieux encore : fera pleurer.

2)L'objet contenant à fonction hygiénique. Il gagnera en virulence s'il s'inscrit dans une notion d'étanchéité. Il serait génant que le contenu macule le plancher. Ainsi, baignoire ou bidet seront plus appropriés à l'injure que panier, boite ou même gant de toilette.

3) L'objet impliquant la notion de transport. Libre à l'appreciation de chacun, il balaye un spectre assez vaste allant de la brouette au cargo, en passant par la citerne ou le wagon. De la même façon que dans le précédent alinéa, la notion d'étanchéité est appréciée, l'on pourra malgrés tout inclure les transports en commun dans certains cas précis. Bus ou tramway peuvent, le cas échéant, s'averrer idoines. Les Smarts sont en revanche à exclures.

II. La seconde partie, elle, decrit un contenu.

1) Suivant une règle bien connue, toute production, à l'état liquide ou semi liquide du corps humain, fera l'affaire. Les rares productions solides, type calcul reinaux, sont bien entendu, les bienvenues.

2) Toute production naturelle ou humaine à l'état solide, liquide ou semi liquide, à condition que ces dernieres soient considérées comme répugante, malodorantes, caloriques, porteuses de vice ou porteuses de germes.
ex:
boue = bien, à utiliser
neige = nul, à jeter.

III. Le liant

La préposition À marche à peu prés à tout les coups. Rustique et provincial, il donne une teinte authentique à l'ensemble. À préférer donc à DE, plus ennuyeux car non connoté.

IV. APPLICATION

Le schéma qui va suivre offre des indications et n'a bien évidement pas prétention de proposer un contenu exhaustif.



etc...

"vous n'avez plus que deux traits à tirer, appeller vos gosses et leur dire tout le bien que vous pensez d'eux!
Françoise Dolto"

Quand à la personne qui a inspiré cette note, je lui dedis ces quelques essais :
Louche à pourri, brouette à eaux grasses, wagon à perte, soupière à diarhée, cargo à merde, benne à glaviots, roulotte à chicots.

Merci de votre attention.











dimanche 15 novembre 2009

Bourg-Guillaume.

Hier soir, Williamsburg. Anthropologie et étude raciale du "burger" (résidant de Williamsburg).
Pour les étourdis qui n'auraient une fois de plus pas suivi, Williamsburg, sous-quartier de Brooklyn, est la mecque des hipsters, la Jerusalem du duo moustache/jean slim, la Nuremberg du procés fait chaque jour au bon goût.
Je vous previens, j'y parle beaucoup de vêtements. Ca peut paraitre con mais comme je t'emmerde, c'est pas trés grave.
Le Rasoir du Danube et moi même sommes de sortie, et notre dégout ravalé, décidons d'aller en découdre, tondre quelques barbes et enfoutrer bruyamment quelques franges assymétriquement péroxydées. Gifler quelques trains.
Nos fions posées dans la limo pilotée par un noir mou, nous faisons au passage une fois de plus le constat déplorable que les chauffeurs n'ont jamais de gps ici, ni même de cartes. Quand à connaitre la ville, n'en parlons même pas. C'est quoi ton boulot, abruti? Bouffer du foin? Souffler du cul dans ta trompette de malheur? Résultat, il se paume, et on se retrouve à devoir demander par
nous même notre chemin à des chicans (légitimement) jaloux de notre mise. Le sabir est de fulgurante volée, ces gens parlent comme d'autres tirent la chasse la bouche pleine de fajitas. Le pilote quand à lui, a un filet de bave qui coule placidement, attendant qu'on lui dise quoi faire. Il est minuit, nous trouvons. C'est facile : imaginez vous un quartier de Vanves ou l'arabe du coin vendrait des bières et toutes les éditions du Vogue + Étapes graphiques + Numero (en français). Toute la nuit. Williburg, c'est ça.
Nous fendons la foule en feignant de repousser violement les revendeurs de sandwichs "organiques"avocat/gazon qui nous agressent de tout bord. Ici, un misérable flanqué d'un haillon de chez McQueen mendie les yeux dans le vague, pour se payer un tshirt vintage, dans la vitrine de cette frippe, ouverte la nuit seulement. À bien y regarder, le motif qui y est sérigraphié regroupe une demi douzaine d'animaux de la jungle, des girafes, un hippopotame, des lions etc, fait tout en dégradé... Nous concernant, son obole s'élèvera à un coup de talon sec dans la moustache, arrosé d'une averse de glaviots chargés.
Nous trouvons la rue ou la soirée est sensée se dérouler. Le lieu, comme de bien entendu, ne porte ni nom ni enseigne. Ni numéro. Nous nous mettons à la tache et tentons d'ouvrir toutes les portes, par la force si nécessaire, situées entre le 212 et le 248. L'une d'entre elle cède et laisse le champ libre à un videur avenant. Il nous demande le nom de la soirée, que bien sur nous ignorons. Le Rasoir baragouine quelque chose. Ce n'est pas ça, mais le singe blanc nous laisse entrer. Premier étage. Et nous nous retrouvons au cœur du rituel local typique, qui n'est absolument pas ce que nous recherchions, puisque nous arrivons en réalité chez quelqu'un, et non dans un club. Quelqu'un qui a trois prêtres entrain d'officier à leur sale messe rouge en tenues de ministres, au fond du loft (évidement, tu croyais quoi?). Ils s'agitent derrière les platines. L'un porte, en plus d'une barbe sale et d'un chapeau à plume, un t-shirt blanc qui semble porter le logo dégueulant d'un groupe de grind. Mais avec une île déserte un peu naïve en dessous. Et encore en dessous un motif tie-die arc en ciel comme on en faisant malheureusement chez Creeks au début des années 90. Son second arbore quand à lui une avantageuse moustache drue et noire ainsi qu'un également chapeau. Le troisième serait comme si Ian Curtis portait un tshirt Astroboy rouge et un slim mauve. Avec un tatouage de Lady Diana sur l'épaule. Le sol est blanc, les murs en briques, le bar gratuit. La musique? Nous avons passé une bonne demi heure à trouver le nom du style que porterait un mélange de la compagnie créole et d'éléctro minimaliste suedoise. La faune est à l'image des officiants (qui semblent bien "kiffer"), les mecs vétus dans des poubelles, les filles dans des poubelles de créateurs.Les flics passent, tout le monde s'en tamponne, surtout les djs et comme les forces de l'ordre n'arrivent apparement pas à faire comprendre le pourquoi de leur visite, ils repartent l'air triste. Ils ont pris un rateau. Nous grimpons donc sur le toit voir où nous trouverions d'autres soirées dans le bloc, nous en apperceveons deux. Nous sortons en hurlant de peur car c'est quand même pas rassurant tout ça, en nous dirigeant tranquilement au coin de la rue. Bar avec un gros dancefloor, que des filles en juppe, synthpop 80's. Nous nous sentons en sécurité. Trop même, nous décidons d'aller voir cette troisième soirée que nous avions malicieusement repéré du toit. Je faisais, de là, part d'une pertinente reflexion à mon tumultueux camarade "Regad', y'a une ampoule rouge devant le rideau de fer et une fille fume devant, surement un bordel avec des putes donc". Bien vu, surtout en matière de fille. Une "queue" longue comme le bras constitué d'hommes. Et parcimonieusement soupoudré d'une ou deux donzelles égarées.
"- Maisssss non, le videur est un gros metalleux, c'est surement une soirée Métal.
- ah la fameuse soirée metal qui s'appelle Sugar Tities Night! On l'a enfin trouvée!"
Effectivement, le videur, cheveux noirs à la taille, bouc noir, tshirt Misfits apres nous avoir demandé si le Queen était encore ouvert, nous confie avoir failli s'en faire refouler une fois car il avait un t-shirt Metallica. Mais comme il a emballé un gars qui passait devant le physio, pour prouver qu'il en etait, en fait c'était bon, il pouvait rentrer.
Nous sommes donc tombés sur la soirée la plus hétéros du coin, manquerait plus qu'on rentre pas. Et nous en sommes à notre 4eme pinte de gin-tonic chacun, autant dire que nous controllons parfaitement la situation.
Regarder le clip de Relax, de Franky Goes To Hollywood, pourra aider certains à visualiser ce qui va suivre, en version il est vrai plus "marais" et moins "guerrier". Ici, un gogo danceur sur le bar agite ses ailes d'ange roses, là, un officier des inversions me fait part à diverses reprises de son gout pour mes cheveux de femmes. Des files indiennes entières miment l'acte ignoble de s'enculer aux pieds de vitraux cassés. Un joli voyou, portant la mise d'un "gangsta" a quand à lui jugé bon de se tatouer à l'aiguille un angelot baroque sur l'épaule. Le resultat est repoussant et d'évidence nous passons une trés bonne soirée. Des ephèbes caressent mon torse dorénavant nu sous mon perfecto, ce qui n'aurait pas manqué de me donner un style "joli motard" si je n'arborais pas une expression de soudard vineux et dégénéré. Le tenant du vestiaire, au mulet infect mais à la silhouette dégingandée et ondoyante fera proferer au Rasoir du Danube, anormalement rouge, "lui, je pourrais limite me le faire". C'est le signal, il est temps de rentrer.
Avant d'arretter les deux autos qui nous rameneront, qui à Fort Greene, qui à Harlem, nous optons de sacrifier à la tradition nocturne de la bouffe. D'ordinaire pizza, nous décidons pourtant d'amener une inhabituelle variation au rite et nous rabbatons sur le deli du coin. Un deli c'est un peu comme un arabe qui en plus ferait des sandwichs. Celui ci propose en sus une série d'accessoires Azedine Alaïa à prix malhonnette ainsi qu'une séléction de fromages danois afinés à l'urine. Nous nous décidons pour le traditionel Bagel avec des trucs sans gout à la tonne dedans , la moitié suffit à me caller jusqu'au lendemain 18h, mais je mange l'autre moitié pour le sport. C'est mauvais mais pas très grave. Je hèle une limousine pilotée par un sikh désagréable, embrasse le Rasoir sur les deux joues et me trisse toutes sirènes hurlantes là où repose le pétale de mes pensées, la caresse de mes songes.



vendredi 6 novembre 2009

Herrschaft


Z'avaient qu'à pas avoir un nom de groupe de thrash allemand...

jeudi 5 novembre 2009

Appellez...

un docteur... je

mardi 3 novembre 2009




Many things today.
First. Valnoir once again parisianly strikes by the side of the famous bald duo.
Au-delà du silence presents



Click on to enjoy to hours of work I spent "sodomizing flies".

Second. Metastazis massive update. click HERE to enjoy.

Troisièmement. On sait que je suis une horrible vermine fasciste. Mais ce soir, il importait tout de même que Razor Dunek (le rasoir du Danube) le cuisinier de Metastazis, et moi même allions pleurer les ruines et décombres du défunt mur de Berlin. Donc nous allons comémorer notre affliction dans la saucisse, choucroute et la bière. Gloire à tous les rideaux de fer de Manhattan !
Je sais, je baisse.
Déjà la semaine dernière, la fine équipe célébrait la revolution d'octobre à une fameuse table ukrainienne de l'East Village (évidement, pas fêter ça à l'ouest, plutôt crever). Poulet à la Kiev, kascha, et 60 cl de wodka tiède en carafe pour amorcer la nuit avant de nous rabatre sur le KGB club. Lieu somme-toute bien décoré d'images inédites (même pour moi) d'un temps révolu. Tenu par un japonais etrange. Effectivement, ce dernier semblait être bien plus obsédé par Laibach et Merzbow que par les Choeurs de l'armée rouge. Séduisant mais peu respectueux de la date.









mardi 20 octobre 2009

Metastazis vs Weski






2 pages freestyle exercise for the french WESKI magazine, to be released in November.
Interview to come soon.

Realisation by Valnoir, idea : Dj Holowestcoast, arm : Flo. Opportunity : Fab.
By the way, as I'm in a good mood, I would like to thank and congratulate my talented collaborators, Dj Holowestcoast, Andy Julia, Margot Scesa, Anastasia Ilyna.



2 days ago, Flo and I @ BB King blues backstage, Timesquare...




...and Dino Cazares, in our new bedroom. Love








vendredi 16 octobre 2009

KLU ET KLUX EN KLAN DE CONCENTRATION (lol?)







Pour fêter cette 150e note, intervenant à peine quelques jours aprés le glas amer de mon 30e anniversaire, je vais raconter ma vie tiens, ça va nous changer.
Je remercie au passage ceux qui ont eu la pudeur et la dignité de passer sous silence cette commémoration funeste. On est tous au courant qu'on va nourrir les pissenlits par les racines sous peu, c'est bon, inutile d'en faire une bringue chaque année.

Ceci étant dit, nous avons déménagé il y'a 3 jours. Nous avons quitté les lofts de McKibben street. Ou plutot McKibbin. Oui, je ne plaisante pas, l'histoire débute quand même dans une rue dont la plaque comporte une faute d'orthographe. T'imagines? Naitre avec une faute dans ton nom? T'es promis à un beau destin tiens, avec une gueule raturée en rouge.
La dedans, c'était chez nous.
Je vais donc me permettre quelques emprunts iconographiques riches à l'excellent blog Look at this fucking hipster, afin d'etayer mon propos avantageusement. Car je tiens à le rappeller une bonne fois pour toute, nous vivions dans le temple New Yorkais de la "hipster attitude". Williamsburg, Brooklyn, aussi appellé Williburg par la faune incriminée. la Rome des chemises à carreau, l'épiphanie glorieuse de la moustache à la Tom Sellek, la caverne de la Rose d'Or de l'accessoire de mode le plus débile d'Europe.



Ce lieu était en gros constitué de deux anciennes usines placé de part et d'autre de la rue, en vis-à-vis. La notre, c'etait une ancienne usine usine d'ours en peluche. Chacun de ces temples consacrés héberge approximativement 400 artistes.


(vue de notre terrasse du 248 donnant sur le batiments de ces traitres du 355)

Parmis les comportements excessifs de cette frange (je pèse mes mots) de la population new-yorkaise, nous pouvons citer, non sans une certaine honte, la suivante anecdote :
Un soir, je prenais le metro à la station Morgan Avenue, qui est au hispster ce que la gare du nord est à la cuisine rapide nord-africaine, pour me rendre à Manhattan. C'est alors qu'une gifle m'étale puissament au mur de mes propres lamentation. Il était la... devant moi... jean slim et barbe... cherchant à épater la gallerie en mangeant un... concombre. Dans le metro. Avec l'oeil éveillé d'un pot de veganaise*. Un cocombre. Non pelé. Croc-croc.
Un autre jour, mon Espérée Pétale de Ténebres m'a juré avoir vu l'un d'entre eux aux commandes d'un véhicule vraisemblablement similaire à celui ci :


Esperant, l'une de ces nuits, en réchapper et manger autre chose qu'un bagel organique epinards-veganaise*, je me dirigeait vers une gargotte Thai du voisinnage. Hâvre peu entretenu, voir cradingue, mais vierge de toute présence artistique (< Julia). Mes genoux grotesque erreur, le livreur ressemblait peu ou prou à ça:

Je ne plaisante toujours pas.

Maintenant, il est l'heure d'eclairer la population sur un produit que ma Tempête de Grâce découvrit récemment dans le frigo non vidé de notre sous-location :
*la veganaise
Les plus astucieux d'entre vous (et ils sont nombreux) auront déjà deviné qu'il s'agit la tout simplement d'un jeu de mot entre vegan (vegetarien) et mayonnaise. Je préfère vous laisser en tirer vous même les conclusions.

Quoi qu'il en soit, on etait chez les moustachus, on est maintenant chez les noirs.
Cette note etait moyenne mais je m'en fous.