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Quick post to announce a great news : I'm not dead. Too busy those days, a lot of artwork, projects, travels, Gigs to play in and gigs to organize.
A quick shot of Ame Soeur's session, a few days ago
Metastazis now collaborates with Au-delà du silence and presents

Le 2 mai 2009 à Paris.
Plus d'informations prochainement.
May 2nd in Paris.
More news to come soon.
C'est comme retomber dans le même piège ligoté les bras tendus, une histoire appelée à se répéter indéfiniment, le Prométhée urbain. Il SAIT qu'il subit et qu'il resubira encore et encore son destin, qu'importe sa volonté, qu'importe qu'il se débatte. C'est écrit, point.
Alors que sonne une heure du matin à La Motte-Picquet Grenelle, le disque se remet en route... Grenelle Food que c'est marqué dessus, en néons crasseux de graillon fielleux... Donnant sur le boulevard ça se situe, bien railleur et tout jaune, exhalant son haleine poisseuse d'antipathie. "Ouais Chef?"avec morgue, sans me regarder, bien content qu'il m'ai adressé la parole, bien content qu'il soit encore ouvert pour me délester. Je ne suis malheureusement pas ton "chef", crois moi que si c'était le cas, bien longtemps que je t'aurais foutu à la porte manu-militari, une balle de 9 tirée dans chaque rotule en guise d'indemnité... Et prière de dire merci d'avoir laissé la vie sauve à ta vieille mère... Pourtant mes lèvres s'agitent, les sons se forment, galope follement l'esprit au loin du corps dorénavant sans substance, laissant ce dernier face à ses actions délirantes, toute bride lachée. Comme l'on revient à sa maitresse hystérique et stupide les soirs d'absence et d'ennui, qu'importe le prix d'un tel acte, il DOIT être accomplit, bien loin de la raison et se foutant des conséquences néfastes. Éperdument conscient du manque de "rentabilité" du geste (au rapport "levrette sauvage/emmerdements- mégérisme" le rapport "bouffe grasse nocturne/fils de pute" ) :
- Un grec SANS oignons
-Sauce?
-Mayo kectchup...
-S'lad tomat' oignon?
-J'ai dit sans oignons
(il met des oignons)
-J'AI DIT SANS OIGNONS!!!
(ce misérable peste en assumant pleinement sa connarderie et retire, le visage criblé d'une vérole haineuse, 2 rondelles d'oignons, laissant le reste).
Il est venu le moment, le temps que les frites à la tonne et mi-cuites réchauffent dans l'huile du jour, de peindre, effaré, le contexte. Le raï qui te raye le conduit auditif de son irritant exotisme stridant... la tronche crevassée suante de l'aimable et pileux restaurateur quadragénaire renvoyant de sa moiteur mirroitante l'éclat gris-blanc des neons étoilés de projections... Le troupeau de clients interlopes semble avoir été taillé du même bloc de lie, d'animosité crasse et vulgaire que l'abject enfoiré qui soupoudre de ses pellicules orientales les steack hachiés oxydés macérant dans cette étuve... Pas d'air ici, que des odeurs... Flac les frites dans sa barquette jaune de polystyrène... Et peut aurait-il été utile de préciser qu'il n'était pas souhaitable de plonger les dites patates sous la mayo industrielle, qu'il s'accable inutilement, ce porc... L'évidence de sa nécessité, son oeuvre d'utilité publique, de salubrité nationale le dispense de politesse élémentaire. L'ordure se contente d'empocher mon fric, non seulement sans articuler le moindre remerciement mais persiste dans son incroyable connardise par un
-J'ai pas d'monnaie.
-Et...?
-Z'avez pas d'monnaie?
-Non, je n'ai que dix euros
-pf'utain... bah tant pis, je rend pas la monnaie alors.
Ahurissant. J'ose à peine le croire.
-bah si vous allez me rendre ma monnaie, c'est votre boulot d'avoir de la monnaie. Faites le nécessaire, je bouge pas d'ici.
Il part cinq minutes en arrière taule et me lance littéralement ma monnaie à la gueule. Ce tas de merde se permet de me lancer ma monnaie à la gueule, cet enculé, ce batard s'autorise de traiter son bienfaiteur comme bas morceau non-hallal. Je tente le regard brulant de mépris mais il s'est déjà retourné vers Al Jazirah qui beugle ses informations.
Je repars humilié, bas, vaincu par mon manque de volonté et de courage en me jurant de ne plus y retomber ( ahah ). Je commence à mâcher l'ersatz de barbaque au gras et jus. Je tombe sur un élément dur et non-alimentaire. Il s'agit d'un petite courroie en plastique servant d'habitude à attacher une etiquette à un support, souvent vestimentaire. Je la recrache blasé et imperturbable, non sans poursuivre ma mastication.
J'ai établi les faits, voici maintenant sonner l'heure de l'analyse. Elle sera brève. Sous forme de préparation d'artillerie qu'elle sera, sculptée d'éclats d'obus, action-painting trippier sur toile de terre gavée au sang et y trempant leur plume, le mot "pardon" calligraphié par leurs soins (bien qu' improbablement lettrés).
J'irais placarder ce texte sur tout les kebabs de Paris, ces épouvantails merdeux, ces cibles fixes, ces antres suintantes peuplées d'enculés en stade terminal, académiciens de la morve, ces insultes vivantes à l'intelligence, au goût, à tout ce qui nous différencie des porcs.