lundi 7 mars 2011
Massacre.
J'aimerais, avec un peu de retard, informer mon lectorat à la vertu si heureusement contestable, de la naissance d'un monstre. Et de l'illustrer d'une flamboyante anecdote. Une naissance auquel votre serviteur n'est évidement pas totalement étranger. Puisqu'au-delà de l'amour du parrain au filleul que j'ai porté a la conception volontairement dégénérée de cette bête immonde, j'ai largement et dignement prêté main forte à la mise en couleur de Paf et Hencule, french doctors, conçu par Goupil Acnéique, aka Dj holowestcoast, et Abraham Kadabrah.
Il y à de cela un bon mois, les dits héros du rire se rendaient justement en Angoulême faire la promotion de l'œuvre au festival bien connu. Que d'énergie dépensée et de pognes étreintes au nom de cet art qui n'en est finalement pas un : la bande dessinée. Lors d'une des soirées "évier a Pinard" qui firent la réputation de ce festival, Goupil fit connaissance avec le gratin mais également avec ses admirateurs. Toujours soucieux de marier ingéniosité et esprit de bon ton, le goupil en quête d'un geste mythique, n'hésita pas à se faire photographier avec ses fans le front solairement frappé d’un swastika (au bic). Admirable clin d'oeil au comique troupier californien ou bien nostalgie grisée d'un idéal national-romantique? Feignons de laisser notre imagination vaquer.
Quoiqu'il en soit, en terme de gaudriole, un renard bourré en vaut quatre, mais il tend également à trop facilement s'oublier, lui et ses croix gammées. Et déambulant dans la nuit du rire, il finit par tomber nez-à-nez avec un slave aussi ombrageux que peu commode. Et bien évidemment mesurant huit barils de poudre de plus. Défense rhétorique inefficace face a l'homme qui semblait cruellement manquer d'humour mais pas de ressort et envoie notre ami au tapis d'un fracassant coup de boule sur l'arête du nez. Effet garanti sur la moquette du Mercure nourrie d'une bonne pinte de sang tiède. Retraite du renard qui n'hésitera pas au passage à parapher les mocassins d'un Moebius entravant la route d'une vibrante et profonde virgule carminée. Mais le bourreau n'en avait visiblement pas terminé et se dirigea vers les latrines ou notre animal meurtri, tremblant, léchait ses plaies (avec du PQ). Simplement et contre toute attente, ce n'était pas l'heure de la mise à mort mais bien du pardon qui avait sonné, le brutal des Balkans étant visiblement déjà en affaire avec la maréchaussée, et ne souhaitait pas voir son cas s'aggraver. Le Goupil magnanime salua d'une vigoureuse (bien que poisseuse de sang caillé) poignée de main son agresseur. Et s'en alla chanter son histoire par delà les provinces. Et merci bien.
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1 commentaires:
ahahah ! je suis presque étonnée qu'il n'ait pas offert une bière à son agresseur
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